Article en détail     N° 2016/108    Page : 915
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La caméra cachée, entre journalisme d’investigation et voyeurisme

Maya HERTIG RANDALL
Professeure de droit constitutionnel à l’Université de Genève
Avocate

et

Dominique HÄNNI
Doctorante et assistante au département de droit public de l’Université de Genève
Avocate

24 fvrier 2015 - Cour eur. dr. h., Haldimann e.a. c. Suisse

Dans l’affaire Haldimann, la Cour s’est prononcée pour la première fois sur l’admissibilité de la caméra cachée en tant que moyen d’investigation journalistique. Elle a protégé le journalisme exemplatif dans le domaine de la protection des consommateurs, en jugeant que la condamnation de quatre journalistes ayant réalisé à l’aide de caméras cachées un reportage télévisé sur les abus commis par des courtiers en assurances privées violait la liberté d’expression. La Cour a mis notamment en avant que les requérants avaient, lors de la diffusion, flouté le visage du courtier filmé à son insu et que le reportage contribuait à un débat d’intérêt général. Comme le montre un arrêt ultérieur, la Cour ne donne pas carte blanche aux journalistes. Son approche doit cependant être nuancée et complétée par des éléments adaptés à la problématique des moyens d’investigation cachée.

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Documents proposés :

Cour eur. dr. h., arrêt Haldimann e.a. c. Suisse, 24 février 2015